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Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 23:52
 
                            Les vacaventures de Fantin en Auvergne                                                                                                                                                                                                                                                     
 
Bonjour,
 
 
Papa, Maman et Taline vont pouvoir connaître, à travers le récit de mes vacances chez Papy et Mamy, à Saint Rémy  en Rollat, les évènements qui ont marqué cette semaine.
 
LUNDI  (point fort de la semaine)
 
Mamy et moi-même, sommes allés à Vichy, voir un très beau film (Le Renard et l'Enfant) sur l'histoire "magique" d'une amitié entre une petite fille, BERTILLE et une renarde baptisée "TITOU". J'ai beaucoup aimé cette histoire ainsi que les magnifiques paysages et les animaux sauvages aperçus dans ce film; sangliers, loups, lapins, cerfs, lynx. J'ai un peu pleuré lorsque la renarde a voulu s'échapper de la chambre de Bertille, en passant à travers les vitres de la fenêtre. Mais je crois qu'à la fin  Bertille a retrouvé son amie dans les montagnes de l'Ain...j'oubliais, au cours de la séance Mamy et moi nous sommes régalés d'un grand pot de pop corn...
Ensuite, nous nous sommes promenés dans Vichy et j'ai même pu faire un tour de manège sur mon cochon préféré.
 
MARDI
 
Après le déjeuner nous nous sommes rendus dans les Parcs de Vichy, il faisait un temps  magnifique et j'en ai profité pour faire du vélo. Je vais très vite et je me débrouille pas mal du tout. J'ai aussi joué dans le square, tobogan, parcours etc... par contre le manège était fermé !
En arrivant à la maison, nous avons bu un grand chocolat épais et bien chaud, préparé par Papy.
                                                      chocolat-de-fantin-copie-1.JPG
 

 

MERCREDI
Je me suis réveillé tard et après mon petit déjeuner Papy m'a lu une histoire et j'ai regardé un DVD (Shrek) et fait une courte promenade dans le parc de Papy. Ensuite j'ai déjeuné et fait une longue sieste (pendant que Mamy faisait les soldes) sous la surveillance de Papy.
Lorsque je me suis réveillé Mamy n'était toujours pas rentrée... j'ai pris mon goûté (gaufre et chocolat à l'ancienne) et j'ai joué avec Papy.
Ensuite j'ai fait un peu de pâte à modeler dans le salon et dîné.

 

  JEUDI
La journée était très douce et ensoleillée. Le matin après le petit déjeuner, Papy m'a promené dans le parc. J’ai fait un bouquet de feuilles de lierre.
Ensuite j'ai déjeuné d'une purée mixte accompagnée de choux fleur, d'une tranche de jambon et d'une compote maison.
Vers 14h30 nous avons décidé de nous rendre dans la Montagne Bourbonnaise et de rendre visite à la Famille  Duzelier qui élève des vaches. Avant d'arriver à la ferme nous sommes allés au bord de l’étang de Malforêt, partiellement gelé, quelques canards patinaient et j’ai vu deux oies criardes, très belliqueuses mais heureusement enfermées dans un enclos.
Ensuite nous nous sommes arrêtés dans la forêt, pour faire un bouquet de sapin, ramasser de la mousse et des pommes de pin.  J'ai vu des forêts très sombres et impressionnantes. Mais je n'ai pas eu peur. A l'arrivée à la ferme Madame Duzelier (Joëlle) m'a offert une grenadine avec des biscuits, pendant que Papy et Mamy buvaient un café. Ensuite nous sommes allés à l'étable pour rendre visite aux vaches et aux petits veaux nés respectivement il y a 15 et 8 jours.
J'ai été très impressionné par la taille des mamans vaches et j'ai pu caresser le dernier né de l'étable (né par césarienne). Accompagné de Joëlle, j'ai pu aussi donner « de la barbe à papa »* aux jeunes génisses, très gourmandes. A l'entrée de l'étable il y avait un énorme taureau, avec des poils frisés sur la tête. Ensuite nous nous sommes rendus au poulailler. Les poules se promenaient et l'une d'entre elles voulait picorer mes bottes parce qu'elles sont de couleur jaune et qu'elle pensait peut-être que c'était bon. J'ai vu aussi deux lapins roux dans leur clapier. Joëlle m'a fait cadeau de six oeufs tout frais !
 
           Copie-de-fantin----la-ferme-copie-1.JPG
                                    
                            Vous me voyez ici, donner de la « barbe à papa »*, aux vaches
 
Nous sommes repartis à la tombée de la nuit et avons retraversé les bois en admirant un magnifique coucher de soleil sur la  chaîne des volcans d'Auvergne. Mamy m'a rassuré en me disant qu'ils sont tous éteints.
J'ai dîné d'un oeuf au plat/purée et d'une tartelette à la frangipane, confectionnée par Mamy. N'en pouvant plus de cette longue journée, je me suis couché et  endormi aussitôt.
 
  
VENDREDI
Je prends un repos bien mérité en me consacrant à mes petites  activités préférées, puzzles, dessin, DVD… Les vacances se terminent car papa arrive ce soir par le train. Il me ramènera à Paris, demain  matin après le petit déjeuner.
 
 
SAMEDI  matin….J’ai pris mon petit déjeuner avec Papa, Papy et Mamy. Après une brève toilette, Papa m’a habillé pour le voyage. Et nous voilà partis pour la gare de Vichy. Je suis très content (et je le fais savoir) à l’idée de retrouver maman et Taline, je prévois déjà de faire un énorme câlin à maman et à ma p’tite soeur qui m’ont un peu manqué.
 
dejeuner-fantin.JPG
 
Comme nous sommes très en avance sur l’horaire, nous nous promenons un peu, puis regagnons le quai de départ pour Paris. Papy prend les dernières photos de ces vacances. Enfin le train est annoncé puis arrive et s’immobilise sur la voie.
 
 
J’ai déjà fait claquer deux bises sur les joues de mes grands-parents afin de ne pas perdre de temps au moment de sauter dans le train qui ne s’arrête qu’une minute en Gare de Vichy. Papa hisse les bagages puis j’escalade les deux marches qui font de nous des voyageurs. La locomotive et ses wagons s’éloignent doucement du quai, où Mamy et Papy agitent leurs mains et m’envoient des bisous auxquels je réponds, le nez collé à la vitre,  près de laquelle je suis installé.
 
 
P.S- Tu nous manques déjà petit fripon, et je préfère attendre demain pour ranger ta chambre, je ne voudrais pas qu’une petite larme coule sur Dingo, maman chien ou bébé chien, qui t’attendent  pour les prochaines vacances.
A bientôt et ne t’inquiète pas, nous te rapporterons dans ta nouvelle maison, ton château fort, ton vélo et tout ce que Papa et Maman ne peuvent plus stocker dans l’appartement parisien.
 Samedi, 12 janvier 2008
*version « Fantin » pour le foin     
Par Hélène Deschaumes - Publié dans : lesdeschaumes
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 14:21

Dans quelques jours, mon ordinateur quittera cette petite pièce, à laquelle j'ai fixé bien des rendez-vous, pour martyriser ce clavier et confier, au gré des circonstances ou des reflexions que m'ont inspiré nos voyages,  quelques notes à ce blog.

Bien sûr, ce ne sera  qu'un aurevoir, puisque je compte bien, après les avoir abandonnées ces derniers mois, reprendre mes activités de blogueuse, d'autant, qu'il paraît que j'ai tout mon temps à présent.

Et OUI, ça y est, je suis en vacances depuis trois semaines. Ensuite FINI le boulot, je quitte mes fonctions et je retourne à mes racines ou presque.

Je ne vous dirai pas en quelle année la fameuse cité thiernoise m'a vue naître, c'est sans intérêt. Par contre et je ne trahirai sans doute aucun secret en vous rappelant que la "belle Claire C......" présentatrice du Journal de TF 1,  vit le jour le 1er décembre 1956, dans cette même cité. (bon anniversaire, Claire !)

En revanche sachez que je serai bientôt  saint-rémoise, habitante donc de la petite ville de Saint-Rémy-en-Rollat, à quelques encablures de la reine des eaux, pour ne pas la nommer; Vichy.

Nous avons déniché cet été, une jolie maison entourée d'un immense verger . Vous êtes aimablement conviés pour la récolte des pommes, cerises, noix, coings, figues et j'en oublie sans doute, n'ayant pas encore totalement parcouru ce joli parc. Promis, pas de travaux en perspective, donc pas de piège. Que du bonheur; confitures maison, tartes et après-midis lascifs au bord de la piscine (chauffée).

Cette perspective me réjouit. Un voile cependant vient se poser sur ce tableau idyllique. 

Vous allez toutes et tous me manquer. Mais, vous me comprendrez, ma pudeur dût-elle en prendre un coup, si je vous dis que  mes yeux sont baignés de larmes à la pensée de ne  plus voir grandir d'aussi près mon P'tit Prince. Son language, ses exclamations, son étonnement, sa curiosité, ses boucles blondes, ses yeux bleus gris malicieux plantés dans les miens me lançant déjà des défis, ce petit être débordant de vie, va me manquer plus que tout au monde. Mais je me suis promise  de venir autant que faire ce peut à Paris. Et puis, cher ange, tu apprendras, toi aussi, à découvrir les racines de tes familles maternelle et paternelle. J'espère qu'elles te plairont et te séduiront afin de te voir souvent revenir auprès de nous.

Bref, pour l'heure ne pas rêver. Assumer, ranger, scotcher, inventorier, redécouvrir les grands et moins grands crus amoureusement emballés par Marx pour être dégustés avec les amateurs... J'étouffe au milieu des montagnes de cartons qui nous assiègent de toute part, comme un piège qui se referme.. Certains commencent à être ventrus  et menaçants. Les samovars auraient bien envie de regagner leur place.   

 Je ne pensais pas avoir accumulé autant d'objets, au cours de ces 18 années. Il faut dire que nos escapades ou séjours prolongés en pays étrangers y sont pour quelque chose, les masques africains semblent nous railler et je n'en finis pas d'empiler, nappes et serviettes. 

J'attends impatiemment le 13 décembre, jour où des hommes forts viendront se saisir de tout ce qui fait  notre vie quotidienne, pour le transposer, là-bas dans cette maison  qui nous attend pour ce premier Noël au cours duquel, je l'espère, nous  rayonnerons tous grâce aux émois  et fous rires de mon P'tit Prince devant la cheminée.

Promis, nous nous retrouverons tous pour une crémaillère!

 

 

 

 

Par Hélène Deschaumes - Publié dans : lesdeschaumes
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 10:36

 

 

 

 

 Le P'tit Prince dirait; "Voilà le travail".....

Et en attendant des photos (qui ne sauraient tarder)de cette journée inoubliable et des cérémonies chargées en émotions, je vous communique ci-dessous le texte du très court discours "imaginé" par Fantin et destiné à ces chers parents, ainsi qu'à tous les convives.

 

 

 

 

P'tit Prince a dit.....

 Chers parrains et marraines, chers papis, mamies, oncles, tantes, cousins, cousines, chers amis.

 Nous voici donc réunis sous  les oliviers de Papinou pour parachever la célébration de ma rencontre avec le Bon Dieu. Vous conviendrez qu'il n'est pas de plus bel endroit pour parler d'amour, de paix, d'union.

 

 

 

 

 

 Mais ce qui, en dehors de cette rencontre avec l'esprit saint, m'amène à réclamer toute votre attention, c'est l'évènement unique pour lequel certains ont  parcouru des centaines de kilomètres,  ou,  et ce n'est pas le moindre, ma famille carpentrassienne s’est mobilisée depuis des mois pour préparer, accueillir et faire en sorte que cette journée soit exceptionnelle, et s'ancre dans les mémoires.

 

Qu'y-a-t-il-il de plus magique que l'instant où maman a pris papa pour époux et où papa, au comble de l'émotion, a dit oui à maman. Je revois leurs mains fébriles, émues se chercher, se rencontrer et s'épouser (beaux les anneaux qui scintillent et le p'tit coussin n'est-ce-pas !)

 

 

 

 

 

 

 

Je leur saurai éternellement reconnaissant  d'avoir attendu que je puisse apprécier du haut de mes 22 mois, l'importance et l'enjeu de ces cérémonies, pour les faire célébrer. Je leur en aurais beaucoup voulu de s'épouser avant mon arrivée. Voyez ce que j'aurais manqué aujourd'hui; la robe de princesse de maman, le costume de papa et quel costume et votre joie à tous d'être là, témoins de ces évènements et je ne parle pas du dessert ; hum, les glaces au chocolat ! Non vraiment, pour rien au monde je n'aurais voulu naître plus tard !

  J’ajoute, que je suis très fier de ma maman, qui vous ne le saviez peut-être pas encore, a brillé à ces derniers examens. Je l’admire d’avoir su mener de front son rôle de maman, de compagne et d’étudiante. Papa vous dira aussi que ses talents ne s’arrêtent pas là et qu’entre autres, elle le surprend chaque jour par ses créations culinaires.

 Et comme aujourd'hui on ne peut rien me refuser, je vais en profiter pour réclamer et là  c'est pas un caprice !  une  p’tite soeur; ou un p’tit frère, comme y voudront. Vous en conviendrez, ce serait égoïste de vouloir garder pour moi tout seul autant de bonheur. Je suis sûr qu'ils ont tellement d'amour à distribuer qu'ils vont me dire oui, et ce soir peut-être....

  papa et maman feront germer une petite graine, et feront naître un grand cru,  en Comtat Venaissin, après bien sûr,  le cru exceptionnel 2004 nommé Fantin Moulin-Deschaumes.

 

Alors en attendant des nouvelles concernant cette demande,  je vous embrasse tous très fort et je remercie particulièrement mes papis et mamies de m'avoir donné d'aussi beaux et bon parents. Que la fête continue !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Par Hélène Deschaumes - Publié dans : lesdeschaumes
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Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /Juin /2006 15:52

17 MAI, Cordoue...

Vers 9h, nous prenons la route pour Cordoue, 3e ville d'Andalousie et retrouvons sur place, Marie des Anges, notre guide locale.

Les paysages céréaliers et les oliveraies composent majoritairement la région de Cordoue. La ville est vraiment symbole des trois cultures; juive, chrétienne et musulmane. Elle était déjà habitée avant l'époque romaine et rivalisait avec Byzance. Elle atteint son apogée au 17e siècle. A la fin du 10e siècle Cordoue possédait les habitations les plus confortables et comptait déjà 300.000 habitants.

Les juifs ont traduit toute la littérature en langue véhiculaire de l'époque ; Arabe, Latin, Grec.

Entre autres et à la façon "auberge espagnole"; Il faut savoir que la première opération de la cornée a été réalisée à Cordoue...au 11e siècle ! et que Sénèque est né à Cordoue.
Cordoue est restée très longtemps "communiste". Le travail du cuir repoussé et de l'argent ont fait sa réputation. Saint Raphaël est son patron; il aurait sauvé la ville de la plupart des épidémies. Cordoue est aussi renommée pour la beauté de ses femmes....

Nous retrouvons le Guadalquivir et longeons les alcazars. Une magnifique noria du 10e siècle (voir album photo album Andalousie 2 photo n°62 et Andalousie 1 ,photo n°191) avec sa roue à eau d'une taille impressionnante subsiste à l'entrée de Cordoue. Un très joli pont romain en restauration enjambe le fleuve. Au-dela, une tour transformée en musée des trois cultures a été rachetée par R. GARAUDY.

Nous arrivons sur une place avec une colonne dédiée à Saint-Raphaël et  découvrons la Mosquée des colonnes; une splendeur, qui m'émeut dès mon entrée sur le site. Cette mosquée fut d'abord bâtie sur un temple romain. Plus tard les Wisigoths construisent une basilique. Les chrétiens arrivent à leur tour et partagent les lieux.

A l'époque musulmane cette mosquée est encore très petite et ne possède qu'une nef centrale.  Les extérieurs ont été limités par le fleuve. Les musulmans créeront les arcs bizantins inspirés des romains. L'architecture de brique rouge et pierre calcaire blanche est célèbre dans le monde entier (voir photo n° 173). A l' époque, le patio offrait 200 fontaines dans lesquelles les femmes pouvaient faire leurs ablutions et voir à l'intérieur.

Il faut imaginer à l'époque 1013 colonnes, 6.000 petites lampes à huile, et de magnifiques tapis posés sur la terre battue....

Au 9e siècle apparition des colonnes gréco-romaines en albâtre translucide, contrairement au marbre.

Les arcs mésopotamiques  entrelacés datent du 10e siècle, siècle d'or de Cordoue. Les plafonds remrquables ne sont que des copies,  ceux d'origine ayant été détruits.

Nous admirons les mosaïques byzantines qui représentent des coquillages symbolisant des versets du Coran, le bas est en albâtre ajouré de 4 cm d'épaisseur.

La Chapelle Royale date de 1317 et possède de magnifiques sculptures qui sont des moulages de plâtre.

Dans la Sacristie Sainte Thérèse,  trône un ostensoir de style baroque, en argent recouvert de vermeil pesant 300 kg ! 

La construction de la Cathédrâle de style, gothique, gothique flamboyant, renaissance, baroque débutera en 1523 et prendra fin au 18e siècle.

Le sculpteur des bois (acajou de Cuba résistant aux termites) choisit comme thème, l'Ancien et le Nouveau Testament. Il est enterré dans le choeur. Enfin il faut savoir que cette Cathédrâle est classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité depuis 1984.

Paricularité, cette Mosquée est aussi la seule qui ne soit pas tournée vers La Mecque, contrairement aux 300 autres.

Aujourd'hui la Mosquée est la plus grande cathédrale du monde, 24.000 m2, ouverte quotidiennement au culte.

Petit rappel : Les musulmans entrés en 711 par le Rocher de Gibraltar n'ont pas envahi le pays. Ils ont été appelés au moment où l'Andalousie était partagée entre les Wisigoths et les Chrétiens.

Cordoue est restée un port fluvial important jusqu'au 17e siècle.

Nous entrons ensuite dans le le quartier juif (voir album photo Andalousie 1,  n°180 ) par la Porte Almodovar. Apercevons une statue de Sénèque. La synagogue date de 1315.

 Sous les Omeyyades , ce peuple connut une époque de gloire. Certains juifs sont devenus "Grand Vizir". Mais à partir de 1492 "Isabelle la Catholique" et le Roi Ferdinand ont entrepris de les chasser. Seuls les juifs Séfarades sont restés. Aujourd'hui, ils sont "mélangés" et l'on compte 150.000 juifs Ashkénazes.

Nous déjeunons au restaurant "El Tablon", très moyen".

Vers 15h30, nous partons pour Grenade, avec un arrêt à Baena et la visite d'un moulin à huile traditionnel.  (voir photo n°188, 189 Andalousie 1). L'Espagne est le premier producteur mondial d'huile d'olive.

 En détour d'une route se profile un très joli village blanc avec son clôcher et un troupeau important de chèvres couleur rouge-brun, le tout composant un tableau très bucolique.

La visite du moulin est intéressante. Toutes les étapes de la fabrication nous sont expliquées. Je retiendrai que le "must" des huiles d'olive est "la fleur d'olive", que nous dégustons à l'heure actuelle ; une véritable apothéose pour nos papilles qui découvrent ces saveurs  à la fois subtiles et corsées,  inconnues jusqu'àlors . Je la recommande tout particulièrement sur des légumes crus et bien sûr plus particulièrement la tomate avec juste une pointe de sel....

La visite terminée, nous roulons vers Grenade et environ 50 km avant l'arrivée notre regard est interpelé par une énorme et superbe forteresse , "Castillo de la Mota" entourée d'oliviers .

Nous sommes maintenant au pied de la face nord de la Sierra Nevada (3.482 m) qui exhibe encore des sommets enneigés par 35°C.

Valéry évoque Federico Garcia Lorca, originaire de Grenade. Il fut fusillé à 38 ans au début de la guerre civile, par les franquistes. Selon les uns parce qu'il était communiste, selon les autres parce qu'il était homosexuel.

Nous atteignons Grenade, ville de 300.000 habitants qui s'étale au pied de la Sierra Nevada, climat très continental.

 Grenade possède une grande Faculté de Médecine Légale, réputée très bruyante à cause de ses étudiants, qui par tradition, pratiquent pour la plupart un instrument de musique.

Nous sommes ici dans le "fief" des tapas, érigés aujourd'hui en gastronomie et offerts gratuitement à l'apéritif.

Nous nous installons à l'Hôtel "Los Angeles"  où le dîner nous est servi dans une immense salle de restaurant. Quelques étudiants en costume traditionnel donnent la sérénade de table en table (voir photo Andalousie 1, n°196) . Le dîner est agréable, la musique appropriée....

A demain pour des visites inoubliables....

 

 

 

Par Hélène Deschaumes - Publié dans : lesdeschaumes
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 22:27

16 MAI, Séville...

Grâce matinée ce matin, puisque nous ne quittons l'hôtel qu'à 9h15.

Programme annoncé : la Place d'Espagne,la Cathédrale et la Tour Giralda, le quartier Santa Cruz, ancien quartier juif, qui longe les murailles de l'Alcazar.(voir photos album Andalousie 1 n° 107, 113, 118)

Nous longeons le Guadalquivir.

Jusqu'en 1970 on pêchait encore l'esturgeon dans ce fleuve et on produisait du caviar...notre attention est retenue par une succession de bâtiments anciens laissés à l'abandon d'une artichecture très intéressante et de construction moderne, le tout un peu anarchique.

Nous empruntons la Promenade des Palmiers bordée de superbes et monumentales villas, palais couverts de mozaïques, de style maure. Nous sommes aussi impressionnés par l'abandonce et les couleurs de la végétation; orangers amers,  somptueux jacarandas aux fleurs bleu-mauve.

Tous les bâtiments remarquables que nous apercevons sont en fait les pavillons qui ont été construits pour l'Exposition universelle de 1929.  Ce site s'appelle, "Parc Marie Louise", il représente 200 hectares pour 70 pavillons. Ce parc est l'oeure d'un paysagiste français, Forestier.

Nous admirons le Pavillon du Maroc, aujourd'hui, siège des jardiniers de séville qui doivent entretenir 170 ha de jardin.

Le Pavillon du Brésil, seule la façade a été conservée. Il abrite maintenant en partie l'Université.

Le Pavillon de Colombie est aujourd'hui le Consulat.

Place des Amériques, le pavillon de l'Argentine de style gothique pletoresque,

Egalement remarquables, les Pavillons du Guatémala, du Chili ainsi que le Pavillon du Mexique, qui obtint le premier prix de l'Exposition, abritant aujourd'hui les locaux administratifs de l'Université de Séville.

Le merveilleux Pavillon sévillan sert de cadre au Casino.

Aperçus, le Musée archéologique et la Fontaine des Navigateurs. Les magnolias en fleurs sont absolument magnifiques. Nous arrivons Place d'Espagne. Cette gigantesque réalisation,aujourd'hui siège de l'Etat-Major, de forme semi-circulaire a été construite pour représenter l'Espagne à l'exposition universelle de 1929. La construction de brique et de céramique a commencé dès 1920.

A Séville on construisait souvent avec ces deux matériaux, la céramique maintient la fraîcheur l'été. En hiver on vivait au premier étage, en brique, en été, au rez-de-chaussée tapissé de céramiques. Cette construction est selon notre guide le plus grand édifice d'Espagne.

Les 54 bancs au pied de ce bâtiment en arc de cercle  sont  recouverts de céramiques; leur décoration représente une ville, (voir photon n°119, banc "Alméria") . 

Nous longeons les Arènes où Carmen trouva la mort, une statue rappelle ce drame, aperçu également le Pont de Triana construit par des élèves de Gustave Eiffel.

Nous passons devant l'ancienne gare,  dont l'architecture est d'influence mauresque, aujourd'hui transformée en centre commercial.

Notre guide locale, Christina, très drôle et très dynamique, nous indique que les branches de palmiers que nous pouvons voir de temps à autre sur un immeuble, sont le symbole des rameaux, avant Pâques. Chacun espère qu'ils tiendront jusqu'à l'année suivante. Elles nous indique aussi que 25.000 orangers amers sont implantés à Séville.

Nous entrons pour la visite de la cathédrâle. Après le tremblement de terre , en 1432, commença la construction, de cette Eglise Mosquée .

De nombreux groupes occupent les lieux, et il n'est pas facile de suivre les explications. Nous sommes dans la Salle du Trésor avec une Sacristie majeure de style plateresque*.

L'an 1536 marque le retour du catholicisme. Avant régnaient les rois wisigoths de religion arienne. Nous pouvons admirer une remarquable vierge gothique, magnifiquement sculptée dans un bois clair, offerte par la ville de Reims. Nous admirons aussi un Christ sculpté, en bois polychrôme, quasiment parfait, réalisé d'après la guide par un des plus grands sculpteurs.

Nous passons devant le tombeau de Christophe Colomb ramené de Saint Domingue et contenant sa présumée dépouille. Un  doute existant cependant sur l'autenthicité de celle-ci, une étude ADN est en cours à Grenade. Les résultats sont attendus pour juin... Les 4 personnes qui portent  le cercueil de C. Colomb, symbolisent les 4 provinces d'Andalousie.

1492, est une année des plus importantes dans l'Histoire Universelle : départ de C. Colomb pour les Indes, (qu'il croyait), Siège des rois catholiques, qui reconquièrent l'Andalousie, début de l'Inquisition etc...

A présent nous sommes dans la Chapelle de la Vierge della l'Antigua, où se trouve une fresque de la vierge provenant de la Mosquée, après le tremblement de terre et rapportée ici.

Diego Colomb, fils de Christophe est enterré ici. Il a payé en quelque sorte son enterrement en faisant don à la Cathédrale de 15.000 livres acquis à travers ses voyages et aussi lui venant de son père.

Dans la Chapelle de Saint-Antoine de Padoue, nous pouvons voir deux tableaux de Murillo, l'un représentant Saint Antoine, l'autre le Bâptème du Christ.

Dans cette Chapelle se trouve aussi un tableau de Lucca de Robbia représentant La Vierge à l'Enfant.

En 1756 un tsunami remontant du Portugal est arrivé à 20 km de Séville. Il est "miraculeux" que la tour Giralda ait résisté.

On compte, parait-il, 110 vitraux dans la cathédrale.

Nous sommes à présent devant le Retable, Sainte Marie du Siège Episcopale. Commencé en 1482 sa construction a duré 80 ans. C'est une véritable montagne d'or. 1200 sculptures en bois recouvertes de feuilles d'or,  composent cet ouvrage . (voir photo n°112)

Derrière le retable, le choeur avec les orgues composés de 6000 tuyaux. Les grilles datent du 16e siècle. 

A la sortie, nous longeons les remparts de l'Alcazar, (voir photo n°182).

pour entrer dans Santa Cruz, ancien quartier juif.(voir photo n°180)

13 heures a sonné; nous allons nous substanter au restaurant "San Marcos", offrant une décoration typique de style maure et un petit vin blanc très agréable, bien mérité, n'est-ce-pas ! qu'est-ce que j'ai bossé ce matin, LA PREUVE ! (voir photo n°101)

Cet après-midi, nous allons apprécier la fraicheur des jardins paradisiaques et parfumés de l'Alcazar !...

Dès notre entrée dans ces lieux tous nos sens sont sollicités. La saison est propice, la flore est exhubérante,

les essences multiples et tropicales.(voir photo n° 156)

Les paysagistes ont exprimé tout leur talent dans l'aménagement de ces jardins, (voir photo n° 158). 

On peut marcher pendant des heures et se désaltérer à tous les croisements. Les fontaines jaillissent, les bassins offrent quelquefois un spectacle étonnant, comme celui des carpes voraces et bagarreuses; dès qu'elles aperçoivent une présence susceptible de les nourrir. (voir photo n°154)

17 heures, désydratés, nous nous affalons à la terrasse d'un café en attendant de nous joindre au groupe pour un départ en direction de Cordoue. Je note qu'il fait "seulement" 36°C !

Sur la route le paysage qui défile est toujours agricole, toujours des oliveraies et nous apercevons plusieurs nids et leurs cigognes.

Nous arrivons enfin à l'Hôtel El Pilar**

 * plateresquestyle architectural de l'Espagne à partir de la fin du XVe siècle

 

 

 

      * *El Pilar = le pilier

Par Hélène Deschaumes - Publié dans : lesdeschaumes
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